Que chaque objet bleu soit une sorte de buisson ardent, un code secret destiné à un seul agent, une croix sur une carte trop vaste pour être entièrement déployée mais qui contiendrait tout l’univers connu.    Bleuets, Maggie Nelson   Texte de Genev

Tension des fluides

Que chaque objet bleu soit une sorte de buisson ardent, un code secret destiné à un seul agent, une croix sur une carte trop vaste pour être entièrement déployée mais qui contiendrait tout l’univers connu.

Bleuets, Maggie Nelson

Texte de Geneviève Blais

Tension des fluides

Je suis devant une fenêtre grande ouverte. Face à un lac. C’est la mémoire de l’eau, me soufflerait Natalja Scerbina. J’observe le léger mouvement des vagues, leurs ondulations, pour être en quelque sorte au plus près d’elle – parce que qui connaît l’artiste sait que cet élément se trouve au cœur même de son être, de son désir, de ses élans. Je plonge donc pour déposer des échos et des traces de cette traversée qu’est Tension des fluides.

La flore revient telle une protagoniste centrale dans les projets de Scerbina. Au-delà d’un fil narratif, les espèces végétales prennent la forme d’une vaste exploration du vivant et de sa précarité à l’ère de l’Anthropocène. L’exposition De nos gestes fragiles (Galerie Simon Blais, printemps 2023), en partie inspirée par L’herbier bleu d’Anna d’Atkins, glorifiait par la peinture ce qu’on qualifie de « mauvaises herbes ». La sororité entre ces deux femmes, Atkins et Scerbina, se voit renouvelée dans Tension des fluides. En effet, en plus des sujets (herbier et fleurs), ce sont la lumière et le bleu du cyanotype qui dialoguent. De cette recherche, nourrie de tensions, les grands formats apparaissent chez Scerbina. Mémoire d’outre-tombe, mémoire d’un monde qui s’égrène.

L’artiste passe de longs moments dans la nature, s’y dépose, s’y fond, puis ramène dans sa besace en plus des herbes et des fleurs, du sable, des semences, des débris et des roches (beaucoup de roches !). Dans son atelier ainsi que dans sa maison, elle s’entoure d’abord de ces éléments, les déplace, d’un endroit à l’autre, les manipule en leur donnant de petits surnoms amoureux. Puis elle lève la tête, changeant de regard, et se désole sur les bouleversements écologiques.

C’est entre autres dans cette dualité que nous plonge Tension des fluides. La tension appelle le mouvement : une danse, entre résistance et souplesse. Dans la fragilité visible d’un élément se renouvèle sa force invisible, si on choisit bien entendu d’y poser le regard – tout comme lorsque l’artiste me raconte les rebuts ramassés ici et là, et qu’elle en déclame leur beauté : la texture, les trous, tu vois le pli, regarde comme ça se transforme en frottant. Mais pour expérimenter cette tension, accéder à ces possibles univers, il faut évidemment prendre le temps et la mesure de ces altérations délicates.

D’ailleurs, le temps et l’attente occupent une place essentielle dans le procédé même du cyanotype : durant le séchage, un univers se construit, des transformations s’opèrent en dehors de notre contrôle, et un monde émerge lentement. L’émergence de l’image, tout comme la surprise qu’elle suscite, est également liée au matériau choisi – notamment le coton pour les grands formats. Selon les arrivages, le tissu utilisé, matière vivante, absorbe différemment. Son épaisseur ou son tissage change, sa perméabilité varie, l’humidité ambiante influe et réagit souvent de manière imprévisible aux produits chimiques, à la lumière, à sa durée et à son intensité. Il en va de même pour les petits formats : qu’il s’agisse de coton ou de papier, tous deux riches en fibres, ils accueillent l’image et se modifient avec une part d’aléatoire.

Les fluides ondulent, se meuvent, c’est le retour à l’eau. L’eau qui dissout le pigment. L’eau comme processus et comme matière, comme source de mémoire. L’eau, celle du lac devant lequel je me trouve en pensant à cette exposition, en cherchant des mots et en traçant des ponts entre nos humanités.

Particules de l’invisible explore notre propre disparition en utilisant la lumière comme une empreinte, à la frontière du visible et de l’invisible. Tiges et branches, glanées dans les rues, deviennent les témoins fragiles de cette trace.

Frisson, en célébrant l’armoise vulgaire, interroge la crise écologique. Le vivant y porte une charge émotive : il s’anime, réagit. Ces « mauvaises herbes », souvent méprisées, nous dépassent par leur taille et semblent frémir face au destin incertain de l’humanité.

Particules de l’invisible et Frisson correspondent aux deux ensembles d’œuvres dans lesquels l’artiste intervient directement en imprimant un mouvement, par le biais de secousses ou de vibrations, tout en repositionnant physiquement ses sujets sous l’éclairage.

Architecture de la nuit, de par les semences déposées sur le coton, évoque les constellations. Cet espace devient un lieu secret, celui de l’imagination, un territoire plus vaste que nous-mêmes. Il insiste sur nos origines et notre union intime avec la nature. Nous sommes à la fois plantes, étoiles et coton – autant d’architectures interconnectées.

Apparitions donne forme à la mémoire visuelle et émotionnelle à travers des matériaux inattendus. Les lourdes draperies, marquées par leurs fronces profondes et leurs jeux d’ombre, renvoient pour l’artiste à ses premières expériences muséales, en particulier à l’occasion d’un voyage en France, à Tours, à l’âge de 16 ans, alors qu’elle résidait encore à Riga (Lettonie). Toutefois, ici, dans Apparitions, ce sont des papiers d’emballage et des rebuts plastiques qui remplacent les étoffes nobles.

Vanitas fait écho aux célèbres natures mortes baroques, qui mettent en lumière l’éphémère. Quoique revisitées ici, elles évoquent toujours cette vérité universelle : memento mori. Les fleurs séchées, collectées tout au long de l’année et intégrées aux œuvres, symbolisent cette fragilité et le cours implacable du devenir.

Diaphane regroupe des œuvres de petits formats réalisés avec des fragments de verre qui jouent avec le reflet et la lumière. Elles ne proposent pas une réalité durable ni perceptible à l’œil nu, mais capturent un instant fugace – surtout dans le geste : un éclat, une fulgurance.

Sous la Tension des fluides, un bleu profond se révèle, jamais totalement uniforme – à la fois dense, intense, feutré. Il se décline en une infinité de nuances, allant du plus sombre au plus évanescent, jusqu’à s’effacer entièrement. Chaque teinte s’évapore peu à peu, et c’est précisément là, dans ces interstices, entre les plis du tissu et les instants suspendus, qu’émergent des fragments d’autres mondes.

 Vue de l’exposition   Tension des fluides  , Galerie Simon Blais, 2025  Photo : Guy LHeureux

Tension des fluides

Vue de l’exposition Tension des fluides, Galerie Simon Blais, 2025

Photo : Guy LHeureux

 Vue de l’exposition   Tension des fluides  , Galerie Simon Blais, 2025  Photo : Guy LHeureux

Vue de l’exposition Tension des fluides, Galerie Simon Blais, 2025

Photo : Guy LHeureux

Apparition 0033

Apparition 0033

Cyanotype sur toile

108 × 142 cm

Architecture de la nuit 0150

Architecture de la nuit 0150

Cyanotype sur toile

90 × 130 cm

Apparition 0035

Apparition 0035

Cyanotype sur toile

145 × 108 cm

Apparition 0040

Apparition 0040

Cyanotype sur toile

129 × 109 cm

Apparition 0087

Apparition 0087

Cyanotype sur toile

22 × 29 cm

Armoise vulgaire 0107

Armoise vulgaire 0107

Cyanotype sur toile

131 × 133 cm

Frisson - Armoise vulgaire 0105

Frisson - Armoise vulgaire 0105

Cyanotype sur toile

144 x 104 cm

Apparition 0132

Apparition 0132

Cyanotype sur toile

25 × 31 cm

Apparition 0070

Apparition 0070

Cyanotype sur toile

25,5 x 36 cm

Vu de l'exposition, De nos gestes fragiles, Galerie Simon Blais, 2023

Vu de l'exposition, De nos gestes fragiles, Galerie Simon Blais, 2023

"Nous ne pourrons jamais comprendre une plante si nous n'avons pas compris ce qu'est le monde.

(Emanuele Coccia)

Terrain vague texte par Elisabeth Otto

Les peintures présentées dans cette exposition font partie d'un ensemble plus vaste de "terrains vagues" réalisés au cours d'une année. Marquant la fin de la pandémie, l'année 2022 a été déterminante dans la constitution de ce corpus présenté pour la première fois à la Galerie Simon Blais. Alors que la société en général et le monde de l'art étaient impatients de revenir à la " normale ", Natalja Scerbina s'est aventurée à l'extérieur, dans le besoin de se réconcilier avec la nature après son absence ressentie, parcourant l'île de Montréal à la recherche des friches post-industrielles de la métropole. Au cours de ses promenades dans les ruelles et les espaces publics inoccupés de Montréal, l'artiste a recueilli des mauvaises herbes et des herbes médicinales, habituellement ignorées par les passants et arrachées par les jardiniers. Les plantes trouvées lors de ces excursions lui servent de modèle (muse ?) et de matériau pour ses peintures de fleurs. 

L'expression "Terrains vagues", inventée par l'architecte et penseur espagnol Ignasi de Sola-Morales, décrit une analyse urbaine visant à identifier les mutations et les fluctuations de l'espace urbain. Il s'agit d'espaces urbains libres prêts à être exploités par la construction. Leur statut est momentané et, de par leur nature, les friches sont considérées comme improductives et étrangères à la planification urbaine. En s'occupant d'eux, Natalja Scerbina est entrée dans l'intimité de ces espaces urbains vides pour découvrir ce qui reste sur ces terres sauvages après que l'architecture et l'industrie les ont libérées.

Elle a découvert un terrain fertile non seulement pour les mauvaises herbes, mais aussi pour les plantes médicinales telles que l'oseille érigée, la valériane, l'airelle, la verveine, l'ortie, le trèfle rampant, le pissenlit, le chardon marie ou le fenouil commun.

S'imprégnant des qualités médicinales, savoureuses et aromatiques de ces plantes, l'artiste a choisi ces herbes pour créer une collection de peintures florales.

La pratique artistique de Natalja Scerbina au cours de la dernière décennie témoigne de son intérêt pour la relation homme-nature. Elle a déjà exploré le génome humain, l'archéologie, l'astronomie et l'écologie avec sa peinture. Avec sa série la plus récente de "Terrains vagues", elle relie sa pratique à une longue tradition de peinture de fleurs réalisée par des femmes artistes. Pourtant, l'herbier de Scerbina n'est pas conçu comme une source d'études taxonomiques, mais comme un moyen d'établir un lien direct avec la vie dans ce monde - à travers les plantes. À son tour, l'artiste établit un lien avec les plantes par le biais de la peinture. Elles ont servi dans le processus non seulement de modèle mais aussi de matrice et de pochoir, laissant leur empreinte ou seulement leur ombre sur la surface colorée. Les surfaces souvent sombres de Scerbina absorbent les plantes comme si elles se cachaient du spectateur mais attendaient en fait d'être découvertes en s'approchant de leur surface. Des pigments plus clairs sont appliqués à l'aide d'un pistolet à peinture, ce qui ajoute de la couleur et du contraste. Avec ses peintures de fleurs, Scerbina s'intéresse à une forme de vie sur terre qui reçoit rarement l'attention ou l'empathie de l'humanité. À l'époque de l'Anthropocène, porter son attention sur les plantes est devenu une pratique de soin. À travers ses peintures, le regard concentré de l'artiste sur la nature des plantes nous aide à percevoir la vulnérabilité, la dépendance et l'interdépendance de notre relation avec la nature.

Vu de l'exposition, De nos gestes fragiles, Galerie Simon Blais, 2023

Vu de l'exposition, De nos gestes fragiles, Galerie Simon Blais, 2023

“We will never be able to understand a plant unless we have understood what the world is.”

(Emanuele Coccia)

Terrain vague

Text by Elisabeth Otto

The paintings presented in this exhibition belong to a larger body of “terrains vagues” created over the course of one year. Marking the end of the pandemic, the year 2022 has been decisive in the make-up of this body of work presented at Gallery Simon Blais for the very first time. While society at large and the art world were eager to return back to “normal,” Natalja Scerbina ventured outside, in need to reckon and re-unite with nature again after its felt absence, perusing Montreal Island in search for the metropolis’ post-industrial wastelands. On her walks through Montreal’s back alleys and unoccupied public spaces, the artist collected weeds and herbs, usually ignored by passers-by and wielded out by gardeners. The plants found on these field trips served her as the model (muse?) and material for her flower paintings.  

“Terrains vagues,” as coined by the Spanish architect and thinker Ignasi de Sola-Morales, describes an urban analysis to identify mutations and fluctuations in the urban space. They are free urban spaces ready to be exploited by construction. Their status is momentary, and in their character, waste lands are considered unproductive and alien to urban planning. By tending to them, Natalja Scerbina got intimate with these void urban spaces to discover what’s left on these wild lands after architecture and industry have released them. 

What she found was a fertile ground for not only weeds but medicinal plants like erect wood sorrel, valerian, cowberry, verbena, nettle, creeping clover, dandelion, milk thistle or common fennel.

Versed in the plants’ medicinal, savoury and aromatic qualities, the artist chose these herbs to create a collection of flower paintings. 

Natalja Scerbina’s artistic practice of the last decade gives proof of her interest in the human–nature relationship. She has previously explored the human genome, archeology, astronomy and ecology with her painting. With her most recent series of “Terrains vagues” she is connecting her practice with a long tradition of flower painting done by women artists. And yet, Scerbina’s herbarium is not meant as a source of taxonomic studies but to establish a direct connection with life in this world - through plants. In turn, the artist connects with the plants through the medium of paint. They served in the process not only as a model but as a matrix and stencil, leaving their imprint or only their shadow on the coloured surface. Scerbina’s often dark surfaces absorb the plants as if hiding from its onlooker but actually waiting to be discovered by getting close to their surfaces. Brighter pigments are applied with a paint gun, adding colour and contrast. With her flower paintings, Scerbina tends to a form of life on earth that rarely receives the attention nor empathy of humanity. In times of the Anthropocene, turning attention to plants became a practice of care. Through her painting, the artist’s concentrated look at the nature of plants helps us to perceive the vulnerability, dependence and interdependence of our relationship with nature. 

Terrain vague 04

Terrain vague 04

Acrylique sur toile

Diamètre de 112 cm

Terrain vague 02

Terrain vague 02

Acrylique sur toile

93 x 93 cm

Terrain vague 03

Terrain vague 03

Acrylique sur toile

93 x 93 cm

Terrain vague 06

Terrain vague 06

Acrylique sur toile

153 x 122 cm

Terrain vague 07

Terrain vague 07

Acrylique sur toile

153 x 122 cm

Terrain vague 16

Terrain vague 16

Acrylique sur toile

46 x 36 cm

Terrain vague 01

Terrain vague 01

Acrylique sur toile

91 x 183 cm

Terrain vague 08

Terrain vague 08

Acrylique sur toile

57 x 161 cm

Terrain vague 042

Terrain vague 042

Acrylique sur toile

69 x 43,5 cm

Terrain vague 09

Terrain vague 09

Acrylique sur toile

161 x 57 cm

Terrain vague 10

Terrain vague 10

Acrylique sur bois

Terrain vague 040

Terrain vague 040

Acrylique sur toile

53 x 38 cm

Terrain vague 20

Terrain vague 20

Acrylique sur toile

41 x 31 cm

Terrain vague 44

Terrain vague 44

Acrylique sur toile

53 x 38 cm

Terrain vague 45

Terrain vague 45

Acrylique sur toile

53 x 38 cm

Terrain vague 37

Terrain vague 37

Acrylique sur panneau

25 cm

Terrain vague 35

Terrain vague 35

Acrylique sur panneau

25 cm

Terrain vague 46

Terrain vague 46

Acrylique sur toile

53 x 38 cm

Terrain vague 13

Terrain vague 13

Acrylique sur toile

Terrain vague 14

Terrain vague 14

Acrylique sur toile

Terrain vague 18

Terrain vague 18

Acrylique sur toile

41 x 31 cm

Terrain vague 19

Terrain vague 19

Acrylique sur toile

41 x 31 cm

Terrain vague 23

Terrain vague 23

Acrylique sur bois

13 x 18 cm

Terrain vague 12

Terrain vague 12

Acrylique sur bois

55 x 46 cm

Invitation à l'exposition De nos gestes fragiles

Invitation à l'exposition De nos gestes fragiles

Au loin 003

Au loin 003

Acrylique sur toile

2023

46 x 36 cm

Au loin 01

Au loin 01

Acrylique sur bois

2023

28 x 36 cm

Au loin 02

Au loin 02

Acrylique sur toile

2023

28 x 36 cm

Cold waters 2

Cold waters 2

Acrylique sur toile

2022

122 x 93 cm

Meltdown 4

Meltdown 4

Acrylique sur bois

2022

35,5 cm

Meltdown 6

Meltdown 6

Acrylique sur toile

2022

61 x 76 cm

Meltdown 3

Meltdown 3

Acrylique sur bois

2022

61 x 93 cm

 Acrylique sur toile  2021  cm

Acrylique sur toile

2021

cm

Réverbérations 003

Réverbérations 003

Acrylique sur bois

2022

35,5 cm

Réverbérations 004

Réverbérations 004

Acrylique sur bois

2022

35,5 cm

Réverbérations

Réverbérations

Acrylique sur bois

2022

35,5 cm

Dance lunaire

Dance lunaire

Acrylique sur bois

2022

20 cm

Réverbération 002

Réverbération 002

Acrylique sur bois

2021

35 cm

Réverbération 004

Réverbération 004

Acrylique sur bois

2021

35 cm

Point de fusion 1

Point de fusion 1

Acrylique sur toile

2017 - 2021

152 x 244 x 9 cm

Point de fusion 2

Point de fusion 2

Acrylique sur toile

2017 - 2021

152 x 244 x 9 cm

Burning waters 01

Burning waters 01

Acrylique sur toile

2021

122 x 93 cm

Emballer le paysage 06

Emballer le paysage 06

Acrylique sur toile

2021

122 x 93 cm

Emballer le paysage 09

Emballer le paysage 09

Acrylique sur toile

2021

122 x 93 cm

Emballer le paysage 04

Emballer le paysage 04

Acrylique sur toile

2021

122 x 93 cm

Emballer le paysage 03

Emballer le paysage 03

Acrylique sur toile

2021

122 x 93 cm

Emballer le paysage 08

Emballer le paysage 08

2021

Acrylique sur toile

93 x 122 cm

FLUAGES 3

FLUAGES 3

Acrylique sur toile

2020

122 x 183 cm

Emballer le paysage 02

Emballer le paysage 02

Acrylique sur toile

2021

51 x 61 cm

Emballer le paysage 001

Emballer le paysage 001

Acrylique sur bois

2021

35,5 cm

VOLNA 07

VOLNA 07

Acrylique sur bois

2021

35 cm

IMG_7313_crop.jpg
FLUAGES 19

FLUAGES 19

Acrylique sur toile

2020

46 x 61 cm

FLUAGES 10

FLUAGES 10

Acrylique sur toile

2020

51 x 41 cm

 La série   Fluages   s’inscrit dans une recherche picturale issue d’une attention soutenue portée aux phénomènes naturels, et plus particulièrement à l’eau comme matière en transformation. Le titre fait référence à un terme décrivant le mouvement le

Horizon perdu

La série Fluages s’inscrit dans une recherche picturale issue d’une attention soutenue portée aux phénomènes naturels, et plus particulièrement à l’eau comme matière en transformation. Le titre fait référence à un terme décrivant le mouvement lent des glaciers sous l’effet de la gravité, un processus aujourd’hui accéléré par les bouleversements environnementaux contemporains. Cette notion de transformation devient le point d’ancrage conceptuel du projet.

Les œuvres proposent une traduction plastique de l’expérience sensorielle, à travers des paysages imaginés où la peinture oscille entre figuration et abstraction. Le travail pictural cherche à saisir des états transitoires, des perceptions instables et des formes en devenir, dans une approche qui privilégie la suggestion plutôt que la représentation littérale. Il s’agit d’une démarche poétique visant à rendre sensible la fugacité des phénomènes naturels, à interroger leur caractère éphémère et à approcher ce qui, par nature, demeure intangible.

Le choix de ce thème s’inscrit pleinement dans la continuité de ma démarche artistique, laquelle explore les relations profondes entre l’être humain et son environnement, ainsi que les processus de mutation qui traversent les éléments naturels. À travers Fluages, la peinture devient un espace de réflexion sur le temps, la transformation et la fragilité des équilibres qui relient le vivant à son milieu.

La fonte

La fonte

Acrylique sur toile

2021

122 x 153 cm

FLUAGES 12

FLUAGES 12

Acrylique sur toile

2020

153 x 122 cm

FLUAGES 1

FLUAGES 1

Acrylique sur toile

2020

153 x 122 cm

FLUAGES 2

FLUAGES 2

Acrylique sur toile

2020

153 x 122 cm

FLUAGES 5

FLUAGES 5

Acrylique sur toile

2020

122 x 93 cm

FLUAGES 32

FLUAGES 32

Acrylique sur toile

2020

122 x 93 cm

FLUAGES 35

FLUAGES 35

Acrylique sur toile

2020

122 x 93 cm

FLUAGES 20

FLUAGES 20

Acrylique sur toile

2020

122 x 93 cm

FLUAGES 37

FLUAGES 37

Acrylique sur toile

2020

122 x 93 cm

FLUAGES 49

FLUAGES 49

Acrylique sur toile

2020

122 x 93 cm

FLUAGES 14

FLUAGES 14

Acrylique sur toile

2020

122 x 93 cm

FLUAGES 50

FLUAGES 50

Acrylique sur toile

2020

122 x 93 cm

FLUAGES 6

FLUAGES 6

Acrylique sur toile

2020

93 x 122 cm

FLUAGES 21

FLUAGES 21

Acrylique sur toile

2020

41 x 51 cm

FLUAGES 17

FLUAGES 17

Acrylique sur toile

2020

41 x 51 cm

Wave

Wave

Acrylique sur bois

2020

65 cm

La montagne

La montagne

Acrylique sur bois

2020

65 cm

FLUAGES 35

FLUAGES 35

2020

Acrylique sur bois

40,5 x 50 cm

FLUAGES 18

FLUAGES 18

Acrylique sur toile

2020

51 x 41 cm

FLUAGES 27

FLUAGES 27

Acrylique sur toile

2020

51 x 41 cm

 La série  ARAKS  témoigne de mon intérêt pour le phénomène naturel des aurores boréales, envisagé à la fois comme manifestation physique de la lumière et comme espace symbolique chargé de récits et de projections. Ce corpus s’attache à explorer la m

ARAKS

La série ARAKS témoigne de mon intérêt pour le phénomène naturel des aurores boréales, envisagé à la fois comme manifestation physique de la lumière et comme espace symbolique chargé de récits et de projections. Ce corpus s’attache à explorer la matière lumineuse dans ce qu’elle a de perceptible et d’insaisissable, ainsi que son héritage mythologique. Le titre du projet fait référence à un programme spatial franco-russe consacré à l’observation et à l’étude des aurores boréales, établissant un lien entre savoir scientifique et imaginaire collectif.

À travers les siècles, de nombreuses cultures ont tenté de donner sens à cette lumière mouvante, oscillant entre fascination et crainte, tandis que la recherche scientifique s’est attachée à en comprendre les origines, issues des interactions entre les orages solaires et le champ magnétique terrestre. ARAKS s’inscrit à la croisée de ces deux approches, où la lumière devient à la fois phénomène naturel, langage symbolique et matière picturale.

La recherche met en évidence un équilibre fragile entre la beauté et le danger latent de cette manifestation lumineuse. La lumière, si elle révèle et rend visible, agit également comme une force d’altération : elle expose, abîme et transforme lentement les surfaces et les matières, ouvrant un espace d’irréversibilité. Cette tension entre apparition et dégradation, entre éclat et abîme, traverse l’ensemble du projet et nourrit une réflexion plus large sur la puissance ambivalente des phénomènes naturels et sur les limites de la perception humaine face à ce qui la dépasse.

ARAKS 7

ARAKS 7

Acrylique sur toile

2017

93 x 122 cm

ARAKS 5

ARAKS 5

Acrylique sur toile

2017

93 x 122 cm

ARAKS 17

ARAKS 17

Acrylique sur bois

2017

46 x 36 cm

ARAKS 15

ARAKS 15

Acrylique sur toile

2017

46 x 36 cm

ARAKS 12

ARAKS 12

Acrylique sur toile

2017

36 x 46 cm

ARAKS 16

ARAKS 16

Acrylique sur bois

2017

28 x 36 cm

ARAKS 11

ARAKS 11

Acrylique sur toile

2017

36 x 46 cm

Souvenirs d'ARAKS

Souvenirs d'ARAKS

Acrylique sur toile

2020

93 x 122 cm

Architecture de la nuit

Architecture de la nuit

Acrylique sur bois

48 × 148 cm

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L'architecture du cièle 001.jpg
L'architecture de la nuit 4

L'architecture de la nuit 4

Acrylique sur bois

2020

61 × 152 cm

 Acrylique sur bois  2020  25 x 51 cm

Architecture de la nuit

Acrylique sur bois

2020

25 x 51 cm

L'architecture du ciel 001

L'architecture du ciel 001

Acrylique sur bois

2022

35,5 cm

L'architecture de la nuit 7

L'architecture de la nuit 7

Acrylique sur bois

2020

41 x 51 cm

L'aurore boréale 12

L'aurore boréale 12

Acrylique sur bois

2014

28 x 43 cm

L'aurore boréale 10

L'aurore boréale 10

Acrylique sur bois

2014

28 x 43 cm

Collection privée

L’aurore boréale 1

L’aurore boréale 1

Acrylique sur toile

2014

122 x 153 cm

Collection privée

L'aurore boréale 5

L'aurore boréale 5

Acrylique sur bois

2014

28 x 43 cm

Collection privée

L’aurore boréale 6

L’aurore boréale 6

Acrylique sur bois

2014

28 x 43 cm

Collection privée

Aurore boréale 7

Aurore boréale 7

Acrylique sur bois

2014

28 x 43 cm

Collection privée

L'aurore boréale 11

L'aurore boréale 11

Acrylique sur bois

2014

28 x 43 cm

Collection privée

L'aurore boréale 9

L'aurore boréale 9

Acrylique sur bois

28 x 43 cm

Collection privée

L'aurore boréale 8

L'aurore boréale 8

Acrylique sur bois

2014

28 x 43 cm

Collection privée

L'aurore boréale 13

L'aurore boréale 13

Acrylique sur bois

2014

28 x 43 cm

Collection privée

Nébuleuse

Nébuleuse

Acrylique sur bois

2020

93 x 163 cm

Collection privée

Nébuleuse 2

Nébuleuse 2

Acrylique sur toile

2020

122 x 183 cm

Ce qui reste 3

Ce qui reste 3

Acrylique sur toile

2013

122 x 93 cm

Ce qui reste 8

Ce qui reste 8

Acrylique sur toile

2013

78 x 92 cm

Ce qui reste 9

Ce qui reste 9

Acrylique sur toile

2013

61 x 76 cm

Ce qui reste 5

Ce qui reste 5

Acrylique sur toile

2013

92 x 78 cm

Ce qui reste 10

Ce qui reste 10

Acrylique sur toile

2013

92 x 78 cm

Ce qui reste 23

Ce qui reste 23

Acrylique sur toile

2013

40 x 30 cm

Ce qui reste 7

Ce qui reste 7

Acrylique sur toile

2013

78 x 92 cm

Danse lunaire 1

Danse lunaire 1

Acrylique sur toile

2016

122 x 93 cm

Danse lunaire 2

Danse lunaire 2

Acrylique sur toile

2016

76 x 122 cm

Danse lunaire 3

Danse lunaire 3

Acrylique sur toile

2016

61 x 92 cm

Danse lunaire 4

Danse lunaire 4

Acrylique sur toile

2016

61 x 92 cm

Futur composé 1

Futur composé 1

Acrylique sur papier (encadré)

2005

132 x 89 cm

1 200 $

Futur composé 2

Futur composé 2

Acrylique sur papier (encadré)

2005

132 x 89 cm

1 200 $

Futur composé 3

Futur composé 3

Acrylique sur papier

2005

132 x 89 cm

1 200 $

Chrysalide

Chrysalide

Acrylique et encaustique sur bois

2007

148 x 46 cm

2 000 $

Cacoon 3

Cacoon 3

Acrylique sur soie

2007

122 x 93 cm

2 500 $

Cacoon 4

Cacoon 4

Acrylique sur soie

2007

122 x 93 cm

2 500 $

Variation 1

Variation 1

Acrylique sur toile

61 x 61 cm

1 000 $

Variation 2

Variation 2

Acrylique sur toile

61 x 61 cm

1 000 $

Emballer le paysage 7

Emballer le paysage 7

2021

Acrylique sur toile

122 x 93 cm

Collection privée

Emballer le paysage

Emballer le paysage

Acrylique sur toile

Collection privée

Fluages 28

Fluages 28

2020

Acrylique sur toile

51 x 40,5 cm

Collection privée

Emballer le paysage 03

Emballer le paysage 03

2021

Acrylique sur toile

51 x 40,5 cm

Collection privée

FLUAGES 11

FLUAGES 11

Acrylique sur toile, 2020

153 x 122 cm

VENDU

FLUAGES 15

FLUAGES 15

Acrylique sur toile

2020

122 x 93 cm

Collection privée

FLUAGES 7

FLUAGES 7

Acrylique sur toile

2020

122 x 93 cm

Collection privée

FLUAGES 36

FLUAGES 36

Acrylique sur toile

122 x 93 cm

Collection privée

FLUAGES 9

FLUAGES 9

Acrylique sur toile

93 x 122 cm

Collection privée

FLUAGES 24

FLUAGES 24

Acrylique sur toile,

2020

41 x 51 cm

Collection privée

ARAKS 21

ARAKS 21

Acrylique sur panneau

2017

35,5 cm

Collection privée

ARAKS 22

ARAKS 22

Acrylique sur panneau

2017

35,5 cm

Collection privée

ARAKS

ARAKS

Acrylique sur panneau

2017

35,5 cm

Collection privée

ARAKS 23

ARAKS 23

Acrylique sur panneau

2017

35,5 cm

Collection privée

ARAKS 8

ARAKS 8

Acrylique sur toile

2017

61 x 76 cm

Collection privée

ARAKS 006

ARAKS 006

Acrylique sur toile

2017

91 x 122 cm

Collection privée

ARAKS 3

ARAKS 3

Acrylique sur toile

2017

122 x 153 cm

Collection privée

ARAKS 2

ARAKS 2

Acrylique sur toile

2017

122 x 153 cm

Collection privée

ARAKS 1

ARAKS 1

Acrylique sur toile

2017

183 x 122 cm

Collection privée

ARAKS 13

ARAKS 13

Acrylique sur toile

2017

36 x 46 cm

Collection Privée

Danse lunaire 14

Danse lunaire 14

Acrylique sur bois

36 x 46 cm

Collection privée

Danse lunaire 11

Danse lunaire 11

Acrylique sur bois

36 x 46 cm

Collection privée

Danse lunaire 12

Danse lunaire 12

Acrylique sur bois

36 x 46 cm

Collection privée

Danse lunaire 13

Danse lunaire 13

Acrylique sur bois, 36 x 46 cm, 14 X 18 po

Ce qui reste 4

Ce qui reste 4

Acrylique sur toile

2013

122 x 92 cm

Collection privée

Au loin

Au loin

Acrylique sur bois

2022

18 x 23 cm

Collection privée

Emballer le paysage 22-01

Emballer le paysage 22-01

Acrylique sur bois

2022

23 x 18 cm

VENDU

Fantôme des glaces

Fantôme des glaces

Acrylique sur toile

2022

50 x 40,5 cm

VENDU

Meltdown 1

Meltdown 1

Acrylique sur bois

2022

35,5 cm

Collection privée

Lueurs

Lueurs

Acrylique sur toile

2022

40,5 x 30,5 cm